Bordures du champ secret

23 mai 2013

Bonjour amis des Bordures, 

Chers auteurs, n'oubliez pas de m'adresser vos propositions de thèmes. Maintenant, plus de vote, donc à nous tous de choisir....

   

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Bientôt nous aurons ici, la Page d'écriture, retour de Sardent...


Thème de la semaine dans les Bordures:

"Allume, on ne voit pas ce qu'on dit "

 

La Table des poèmes est à jour.
 

 Les   Poètes secrets sont dans le Champ...

  

 

 

 Nouveau
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 Nouveaux thèmes, bientôt  dans les Bordures

  •  
  •  
  • La religion / largement partagée / de l'indifférence 

 

 

 Amitiés

jpr. 

Posté par Jean-Paul Raffel à 18:51 - Commentaires [0] - Permalien [#]


22 mai 2013

Vocalises

 

Il n’est pas nécessaire d’être aveugle

je ne l’ai pas toujours été

pour lire sur les voix

comme les sourds lisent sur les lèvres

non lire les voix

ce passe-temps

mais lire sur elles

lire dans le noir

avec d’autres yeux

sur d’autres pages

plus noires que l’encre

cela me rappelle

nos mains tendues

quand les uns vers les autres

nous tendons les mains

c’est comme si nous nous cherchions dans le noir

Il n’est pas nécessaire de se bander les yeux

vivre est une barricade

sur laquelle nous jouons

à colin-maillard

en chantant

à tue-tête

 

 

Posté par Nausiphous à 08:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 mai 2013

Vécu dans un poème

 

 

 

 

Vécu dans un poème
Vu des gens qui écrivaient
Vu un homme qui contait
Entendu les chanteurs
Trouvé le monde derrière les grilles
Reconnu la chanson
Ecouté les femmes
Ecouté les savants
Marché dans le noir parmi les arbres
Goûté cette guitare
Tenté une palabre
Partagé un repas
Reconnu le poète
Refermé le livre
Oublié le poème
Retrouvé le monde édenté
A n’y rien jamais comprendre
A n’y rien jamais comprendre
Jamais comprendre

 

 

 

© jpr 19 mai 2013

 

Posté par Jean-Paul Raffel à 22:24 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Tayo

 

Assez humé nos fleurs

caressé nos chimères

observez la distance

entre votre regard

et notre indignité

elle se comble hélas

du reflet de nos peurs

ah détournez les yeux

faites comme nous comme

si nous n’existions pas

 

 

Posté par Nausiphous à 08:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 mai 2013

Brèche

 

C’était un beau projet

et qui lui tenait à cœur

mettre en poème l’instant

où ce qui a été rejoint ce qui sera

Mais il ne sut jamais commencer

jamais finir

Il commença par ne plus finir ses poèmes

puis il ne finit plus ses

enf il ne fi mê pl

 

 

Posté par Nausiphous à 08:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]



05 mai 2013

Kami

 

Ignore

l'origine

elle dure

en toi

en nous

tu es

nous sommes

parce qu'en toi

en nous

vit notre origine

 

 

Posté par Nausiphous à 21:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Hypeuthynos

à A. B.

Je ne recherche pas mes ancêtres

crainte qu’ils me poursuivent

et me demandent des comptes

de ce qu’en mourant

et ils mouraient beaucoup

ils m’ont transmis

quant à moi

qui mourrai si peu

quel compte de quoi

pourrais-je demander

à mes descendants

 

 

Posté par POETE SECRET à 20:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 mai 2013

Le geste du lissier

 

 

 

 

 

 

Le jour et l’heure à la tombée du métier
Je couperai moi-même le dernier fil
Je vois déjà la grossièreté du point  mais sa vigueur
Dans les premières années, sa force
Voir l’homme complet ne nous est pas donné
On peut choisir et s’approcher
Etre soi-même le peintre et le lissier
Quelle prétention, allez !

 

 

 

 

 

 

© jpr 1er mai 2013

 

Posté par Jean-Paul Raffel à 08:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 avril 2013

Peirêsomai

 

Puis je rencontrai l’abîme

Oublie le passé dit-il

Ne songe qu’à l’avenir

Tends les bras vers l’autre rive

 

Posté par Nausiphous à 04:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 avril 2013

Il crie

 

 

J’étais colère
Mordu à vif par toute insulte
L’autre dans la rue me crie
Sale vieux
Toute frontière se trouble
Hors des limites plus de corps ni vêtements ni peau
Le temps revient et ceux que j’étais                                                                  
Nous observons l'injure lointaine
L’autre sa bouche crache de la haine à petite écume
Comment peut-il crier ainsi au-dessus du fleuve
Sale vieux
Que j’engloutisse toute colère, toute morsure
Regarde-moi paisible ma vie

 

 

 © jpr 28 avril 2013

 

 

Posté par Jean-Paul Raffel à 23:01 - Commentaires [0] - Permalien [#]



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